Recroquevillée sur elle-même, en position f½tal, un vide se creusait sur son corps frêle. Elle ouvrit un ½il vide d'expression, et se leva comme un pantin devant cette étendue abyssale, puis se redressa comme une poupée, fixant un point fixe devant elle. Seiku avança d'une pas ample devant elle, ne lâchant pas ce point, comme s'il eut était son but premier, comme s'il n'existait plus que lui.
Elle approcha de son but, alors qu'une lumière apparaissait dans un son aigu et constant ; la lumière grandissait et devint bientôt de la taille de la jeune fille, qui fut happée par le spectre lumineux blanc.
Elle se retrouva alors dans le déambulatoire d'un manoir somptueux, où une multitude de fenêtres s'étendaient tout au long du large couloir. Seiku était vêtue d'une robe noire lui arrivant aux genoux, mais très large, pleine de dentelle, comme celle des poupées de porcelaine. Ses longs cheveux noirs étaient coiffés d'une frange droite, et quelques anglaises bordaient son visage et le long de la chevelure.
Sans vraiment savoir pourquoi, elle portait une poupée dans ses bras, elle aussi d'une toilette exemplaire, ressemblant à la sienne, mis a par que sa robe était entièrement rouge.
Ses pas cognaient contre le planché parfaitement nettoyé alors que la lueur du crépuscule baignait le couloir dans des teintes orangés.
Elle arriva près d'une porte ouverte, la elle put reconnaître un homme portant un cuir rouge et aux cheveux roux, rougis par les reflets dont la pièce était baignée.
-Otousan ? dit Seiku d'une voix douce, comme celle d'une enfant.
-Ne m'abandonne pas ... Dit l'homme de sa voix grave et douce.
-Otousan ? Je ...-Ne nous abandonne pas Seiku ... continue d'y croire ... ne nous abandonne pas.Seiku écarquilla de grands yeux étonnés, légèrement mouillés de larmes émotives. Elle approcha légèrement la main de l'homme aux cheveux de feu, avant qu'un vent puissant ne la souffle. Elle résista un moment, puis le manoir disparut en une multitude de pixel. Le cri de Seiku résonna alors que l'adolescente semblait suivre le vent comme si elle en faisait partie intégrante. Sa main restait tendue en avant alors qu'elle était entraînée en arrière. Elle voyait une multitude d'image défiler tout autour d'elle, des souvenirs lointains, très lointains : ses rêves, chaque personnage de ce monde dont elle rêve depuis si longtemps – Zarioré, Yago, Lyo, Rhaziel, Crad, Neige, Tseng ...tous. Ils la regardaient, chacun lui portant un message, chacun lui portant le même message : « ne m'abandonne pas ».
Seiku se retrouva enfin les pieds sur terre, en face son rêve le plus beau.
-Vincent ... murmura elle d'émotion avança d'un pas vers l'homme, qui ne semblait pourtant pas plus proche après ce geste.
Que cela veut il dire ?-Seiku ... ne m'abandonne pas. Dit le ténébreux en reculant d'un pas et tendant sa main à la jeune fille.
Seiku avança de plusieurs pas rapide, puis se mit à courir pour rattraper Vincent qui pourtant ne bougeait pas et semblait s'éloigner.
-Vincent !!!!! S'écria la jeune fille en courant toujours plus vite vers lui. Seulement, l'homme fini par disparaître dans l'éternité noire des abysses dans lequel était plongée la jeune fille.
La jeune fille se retrouva seule, au milieu du vide, puis le noir s'éclaircit pour devenir aussi blanc que la neige. Le sol était une fine pellicule d'eau où les pas de Seiku se succédaient doucement. D'une jeune adolescente aux courbes inégales et au visage légèrement marqué par la puberté, Seiku devint une femme élancée, aux formes parfaitement proportionnées. Aucune rondeur ingrate ne venait la défigurer, son ventre était plat et lisse mais pas maigre, son visage était ni trop fin ni trop rond, ses jambes étaient longues et fines, ses mains et ses pieds étaient délicats et d'une taille parfaite. Sa peau elle, ne présentait aucunes impuretés, elle était parfaitement lisse et clair. Ses yeux étaient rouges, entre le pourpre et le vermillon, ils renfermés chacun une pupille en fente, entre le chat et le serpent. Ses yeux étaient encadrés de longs cils noirs et épais, lui donnant un regard doux et mélancolique.
Ce corps parfait était vêtu de vêtements légers et blancs, un haut -aux manches amples retombant sur ses épaules et longeant tout le long du bras- avait une découpe en biais qui laissait voir son ventre.
Seiku monta sa main jusque devant ses yeux pour la regarder de tous les angles. Cette main était parfaite, sa couleur, sa forme, tout était parfaitement fait. Toutes les imperfections qu'un lycéen pouvait avoir sur ses mains comme la corne d'écolier avaient disparus, laissant place à une main, comme à un corps complètement parfait.
Seiku était une femme, et ses longs cheveux noirs avaient visiblement poussés, puisque du bas du dos, ils étaient maintenant à hauteur de ses genoux.
La jeune femme sembla surprise un instant, puis laissa sa main retomber le long de son corps, ce n'était pas la première fois qu'elle voyait ce corps, elle en avait déjà tant rêvée, elle l'avait déjà tant cherché et tant imaginé. C'était le corps qui lui était venu en tête au commencement de l'imagination de ce monde qu'elle désirait tant.
Seiku regarda autour d'elle, mais ne voyait que du blanc a perte de vue. Ses pieds nus et délicats se posaient successivement sur l'eau tiède qui formait le sol. Seiku déambula ainsi pendant quelque instant quand un millier de pixel arrivèrent de nul par pour composer un nouveau décore.
Seiku portait une de ces sublimes robes qu'elle imaginait et reproduisait sur papier. Cette robe était entièrement blanche, un corset avec des motifs brodés et de la dentelle, le bas long de la robe couvrait ses pieds, elle était assez large mais légère. Elle portait un foulard blanc autour des épaules. Elle était une vraie femme.
Elle était dans une grande coure fleurie, et pouvait apercevoir un château somptueux et immense. Elle le fixa un instant avant d'entendre une voix douce et grave derrière elle.
-Tu ne devrais pas rester trop longtemps ici.-Tseng ? dit Seiku surprise en se retournant vers l'homme au costume impeccable et au cheveux parfaitement tirés en arrière.
Que ? Que ce passe-t-il ? Je ne comprends ...-Tu dois partir Seiku, ici, tu es vulnérable. Coupa l'homme d'un ton neutre.
Seiku ouvrit la bouche pour poser une question, tout en avançant d'un pas vers lui, quand elle entendit un bruit suspect la poussant a ce retourner. Elle n'aperçu qu'une silhouette, une sourire en coin et des cheveux blancs immaculés coiffés avec d'imposant piques, faisant penser à des cornes.
Quelque chose de puissant souffla la jeune femme, elle interposa son bras entre elle et le vent, faisant quelques pas en arrière avant qu'un débris de vienne heurter son visage, et n'eut juste le temps de relever les yeux avant de voir Tseng juste devant elle.
-Part ! Part Seiku !!! Ordonna Tseng,
et ... ne nous oublie pas ... ajouta-t-il d'une voix douce et basse.
Seiku le fixa un moment puis tourna les talons et courut à toute vitesse dans une direction inconnue. De la coure du château, le décor devint un terrain sec et la fuyarde ce précipita tout droit vers un précipice. Sans hésiter, et étendit les bras et bondit avec un grand élan, faisant un sot de l'ange sublime.
Elle sentait le vide sous elle, et voyait la chute d'eau à côté l'accompagner dans sa chute, alors que l'eau sous elle semblait s'ouvrir, pour former une chute d'eau sans fin.
*
Seiku ouvrit brusquement les yeux, comme projeté par quelque chose sur sa chaise. Le rêve qu'elle avait fait cette nuit lui était resté en tête depuis son réveil, si bien qu'elle ne pouvait qu'y penser, sans pouvoir se concentrer sur le cours de mathématiques qui ce déroulait. De plus, elle ne pouvait expliquer comment elle s'était ouverte la lèvre en pleine nuit ...
Sa main soutenant sa tête, elle tourna la tête vers la fenêtre pour contempler les pluies torrentielles qui se manifestaient à l'extérieur. Elle regardait mélancoliquement les gouttelettes d'eau couler sur la fenêtre, pensant que pour un mois de juin, le temps était bien triste. En même temps, ces dernières semaines furent plutôt belles et en Normandie, la pluie était un phénomène guerre étonnant, dont Seiku s'accommodait très bien.
Elle adorait écouter l'eau tomber sur le sol et couler des gouttières, et se laissait bercer par les bourrasques de vent qui venaient s'écraser dans le feuillage des arbres et contre les fenêtres. Cette ensemble de son, le tout accompagné d'une faible lueur extérieur, était vraiment une berceuse remarquable selon Seiku.
Les yeux de Seiku cessèrent de fixer les gouttelettes, pour s'attarder sur des détails beaucoup plus lointains. Elle survola le bâtiment de français, -qui faisait face au bâtiment de mathématiques- puis regarda les immeubles un peu plus loin. Elle les regarda d'une façon distraite, avant de s'attarder sur les toits, où elle crus apercevoir une silhouette. Elle regardant plus attentivement mais ne vu qu'un vif flash écarlate.
Apercevant quelque chose du coin de l'½il elle regarda le toit du bâtiment de français, où une silhouette se tenait, droite, fière et semblait, non pas veiller, mais comme guetter une proie.
Le professer l'interpella pour l'intimer de suivre le cours, Seiku lui adressa un regard et un signe de tête confus et discret, puis regarda de nouveau le toit, seulement, il n'y avait plus rien.
Non très loin de la, deux chose semblaient, l'une getter et l'autre veiller. Seiku ne se doutait pas de leur présence, ni de leur si proche proximité...
*
Il était 8h00 du matin, bagages en mains, Seiku, Mori et Alice, accompagnées de leur mère respective venaient de monter à bord du train de Paris. Il y avait tant de mois que les trois amies préparaient ce voyage, elles n'en revenaient toujours pas de pouvoir aller à la Japan expo 10ème impact. Pour l'occasion, le célèbre Gackt Camui était l'invité d'honneur, pour le plus grand bonheur de Seiku. Gackt était son artiste préféré et elle en tremblait d'avance, rien qu'à l'idée que Gackt soit en France, ce qui avait du ce produire une fois au plus ?
Les trois jeunes filles s'empressèrent de trouver une place à quatre, pour pouvoir passer le voyage ensemble. Elle montèrent les valise sur le porte bagage et s'installèrent tranquillement, chacune le sourire aux lèvres malgré la fatigue qui régnait.
-J'ai pas pu dormir de la nuit, j'étais trop pressée d'être a la Japan ! Annonça Alice.
Pas vous ?-Mais ouais trop, en plus moi j'arrêtais pas de stresser, j'avais trop peur d'oublier mon billet ! Répondit Mori d'une voix haute.
-Mori tes octaves ! T'es pas obligée d'en faire profiter tout le wagon ! S'exclafa la mère de Mori agacée.
Mori était une jeune fille jouissive et impulsive, laissant rapidement sa joie déborder. Sa voix grave et portante ne faisait que de relever le look androgyne que ce donnait la jeune Visual Kei. Seulement, le fait que la blonde ne parvienne pas à contrôler l'intensité de sa voix agacait sa mère au plus haut point et elle était sans arrêt obligée de la reprendre.
-Oui maman ... Répondit automatiquement Mori d'un air las.
-Ca commence bien ... Confia Seiku à ses deux amies en leur adressant un large sourire.
Les amies pouffèrent de rire ensemble, avant que Mori ne sorte un jeu de cartes, elles en avaient pour deux heures de route, et le train n'était pas encore partit, alors en attendant que l'épuisement ne les rattrape, il fallait bien qu'elles s'occupent.
Seiku perdit son regard dans le fond du Wagon, près de la porte. Elle crus apercevoir une personne familière, et ne pus s'empêcher de fixer l'horizon un moment pour tenter de la retrouver.
-Bon ... on s'fait un bouchon ? demanda Mori d'une voix entraînante.
-Mais on n'a pas de tir bouchon ! S'exclama Alice.
-Hey ! C'est pas parce que Elrick est pas là qu'il faut que tu le remplaces avec des jeux de mots pourris ! Contesta Mori sur un ton de plaisanterie.
Seiku était revenue dans la conversation et s'empara de ses cartes.
-Bon allez, moi je garde mes mitaines, je tiens a mes mains. Annonça-t-elle.
-Bhooo pourquoi tu dis ça ? C'est pas comme si on était des bourrines ! Riposta Mori.
-Nooon c'est sur, c'est bien connue t'es pas du tout bourrines !-Bein non... Confirma Mori d'une voix tout à fait naturelle.
Les trois jeunes filles commencèrent à jouer, et après à peine une minute de jeux et alors que le train partait, l'on pouvait déjà entendre un bruit sonore et singulier de claquement.
Les jeunes filles jouèrent quelques minutes puis ce lassèrent. Elles reprirent très vite chaqu'une leur MP3 puis se callèrent dans un coin pour laisser leurs yeux s'échapper dans leurs rêveries et même dans un sommeil léger.
Seiku plaqua sa tête contre la fenêtre, fixant le paysage défilant à toute vitesse devant ses yeux. Plusieurs symphonies mélodieuses défilaient dans ses oreillettes.
La jeune fille fixa les quelques nuages blancs parcourant un ciel bleu matinal. Elle aperçu quelques flash vif de couleurs sombres. Puis entendit une succession de bruit sourd. Elle leva les yeux vers le plafond, puis après avoir jeté un coup d'½il sur ses amies endormies, elle se leva et marcha dans le wagon. Elle arriva près des portes, et tentait de définir l'origine du bruit. Elle aperçu alors l'homme de tout a leur. Les cheveux noirs, soigneusement attachés en hauteur, ne laissant aucun cheveux se balader, il portait un élégant costume sombre et impeccable.
Seiku était assez loin, mais le fixait sans relâche, elle ne le voyait que de dos et il semblait être au téléphone, et malgré qu'il parle assez fort, il semblait s'efforcer de rester discret et Seiku n'entendait pas ce qu'il racontait.
Elle allait s'approcher quand un contrôle fit son apparition juste devant elle. L'homme avait une carrure imposante, et lui faisait un peu penser un Till Lidenman, le chanteur du groupe Rammstein.
-Bonjours mademoiselle ... Puis-je voir votre ticket de transport s'il vous plait ? Demanda de sa voix grave et courtoise.
-Ho heu oui ... je l'ai laissé à ma place ... Répondit Seiku de sa voix nettement plus aigu.
Elle se pencha légèrement sur le côté en se mettant sur la pointe des pieds pour tenter de voir l'homme en costume, mais le contrôleur lui fit un signe, non sans respect, pour l'intimer d'avancer dans le wagon. Seiku lui adressa un léger sourire et retourna jusqu'à sa place pour montrer le ticket au contrôle, ainsi que ceux de ses amies qui dormaient.
Seiku se réinstalla près de la fenêtre, et se replongea dans ses musiques tristes et mélancoliques jouées au piano, tout en fixant le paysage, ce demandant si cet homme était bien celui auquel elle pensait ... Et si l'arrivée de ce 'contrôleur' était réellement un hasard ? Surtout que celui-ci ressemblait lui aussi beaucoup à un être qu'elle connaissait que trop bien ... Pour l'avoir fait rire dans de fois.
Elles arrivèrent enfin à destination dans les alentour de 10h00. La gare Saint Lazare était gigantesque, beaucoup plus impressionnante que la gare de leur village ou que celle de Caen ...
Les trois jeunes filles, chacune sa valise en mains sortirent du train, chacune arborant un 'o' de surprise et levant la tête pour examiner le plafond de la gare.
-Grand ... annonça simplement Mori bouche bé.
Seiku fut la première à s'en remettre, et baissa les yeux pour examiner la foule. A peine arrivées à la gare, les trois fans du Japon pouvaient déjà apercevoir des cosplayeurs, eux aussi venus pour la Japan expo pour étancher leur soif de culture nippone. Seiku balaya la foule du regard, la passant au peigne fin, comme si elle cherchait désespérément quelqu'un. Alors, elle aperçu enfin un personne au loin : s'était l'homme du train, elle le voyait encore de dos et il s'effaçait rapidement dans la population dense de la gare, et il semblait encore être au téléphone.
[Il passe sont temps au téléphone celui là ? Lui ... Qui est il vraiment ? Je n'arrête pas de le croiser en se moment, parfois j'ai l'impression qu'il me suit ... ce pourrait-il que ? ... Enfin ... nous verrons bien, nous sommes bientôt arrivées ...]Le petit groupe se dirigea vers le TER, qu'elles prirent jusqu'au parc expo. La queue était déjà phénoménale, et les jeunes filles auraient fait une crise cardiaque, si elles n'avaient pas eut leur billet premium, leur permettant de rentrer en avance, et de passer devant toute la file d'attente.
Malgré le fait qu'elles restèrent un long moment planté là, a fixer le parc expo et la file de plusieurs mètres, peut être même kilomètres, il n'était pas encore temps pour elle d'y pénétrer.
Elles tournèrent les talons pour se diriger vers leur hôtel, traînées par leur mère. Leur hôtel était juste en face de la Japan expo et malgré son prix plutôt modeste, il avait plutôt fière allure.
Seiku aperçu une ombre du coin de l'½il, Mori, ayant apparemment aperçu la même chose de son côté tourna la tête vers son ombre. Seiku fixa son ombre, puis celle de Mori avec étonnement, l'ombre de Seiku avait bien les cheveux long ... Mais elle les avait attaché et son ombre semblait les avoir détaché, de plus, Seiku était étonné de voir ses épaule si carré et que sa jupe, pourtant volumineuse, paresse un manteau long et plat ... La plus étonnante sur l'ombre de Mori, beaucoup plus grande et plus fine que la jeune fille blonde. Les deux jeune fille se regardèrent un moment, avant de baisser de nouveau les yeux, leur ombre était redevenue normale, Seiku avait retrouvé sa silhouette fine et féminine, et Mori avait retrouver la taille normale de son ombre.
Les voyageuses entrèrent dans l'hôtel et ce dirigèrent vers l'accueil, où une dame d'un certain âge les accueillit avec un large sourire très sympathique. Ses rides n'étaient pas très prononcées mais la chevelure de la femme était d'une blancheur très uniforme.
-Bonjours mes messieurs da .... Mesdames ! Se reprit la charmante veille femme en regardant Mori.
Que puis-je faire pour vous ? Demanda elle d'une voix courtoise et pleine de gentillesse et d'allégresse.
-Bonjour, nous avons réservés deux chambres au nom d'Eden. Annonça la mère de Seiku.
-Ho oui ... Une chambre pour deux et une autre pour trois c'est bien cela ?
-Oui voila.
-Bien, voila les clefs Mesdames, le petit déjeuné et servit a partir de 6h00 et jusqu'à 10h30. Et tenez, la femme leur présenta un plateau d'appétissants cookies
Pour vous souhaiter la bienvenue !-Merci. Dirent les trois adolescentes en c½ur, avant de se précipiter dans les escaliers pour aller s'installer dans leur chambre.
Elles posèrent leur valise sur leur lit, chacune courant et sautant sur le lit qu'elles voulaient prendre. Seiku eut le lit le plus près de la fenêtre, et cela l'arrangeait parfaitement bien, comme sa elle pourrait regarder par la fenêtre avant de s'endormir.
Elles ouvrirent chacune leur valise, pour prendre les vêtements qu'elles avaient emportés pour la Japan Expo. Seiku sorti une magnifique robe noire, courte arrivant au dessus des genoux. Elle comportait un corset et le bas de la jupe était en lambeau. Seiku saisit des collants en filet et des chaussettes hautes trouées, avant de se rendre dans la salle de bain avec les deux autres pour se préparer en beauté pour l'évènement.
11h00 clinquante, les trois jeunes filles arrivaient devant les portes de la Japan expo. Seiku ne savait plus où donner de la tête, rien que les nombreux cosplays présents suffisaient à lui faire perdre haleine. Elle pouvait sentir son c½ur battre à toute vitesse, à la fois impatiente de voir les portes s'ouvrirent et stressée de voir ce qu'elle allait trouver derrière.
Les portes ne tardèrent pas à s'ouvrirent, mais seulement pour les propriétaires de billets premium, dont faisait évidemment partie les trois amies.
A peine entrée, la grandeur et la hauteur de l'endroit firent reprendre leur souffle au trois jeunes filles, qui eurent la même réaction que précédemment dans la gare Saint lazare.
Seiku repéra rapidement les stands les plus intéressants et s'y jeta comme une folle furieuse.
Seiku était en train d'admirer des figurines, quand Mori la poussa du coude.
-Nan la vache j'y crois pas ... Seiku ... mais ... mais regarde c'est... C'est c'est ... GACKT !!! Balbutia Mori hystérique.
Seiku réagit immédiatement au nom de Gackt, elle releva les yeux pour regarder l'artiste passer. Le Japonais portait des vêtements sobres, soit : une chemise noire et un pantalon noir, ainsi que des chaussures noires simples sans oublier ses incontournables lunettes noires. Seulement, cela suffisait amplement à faire ressortir son charme et sa classe naturelle.
Seiku le fixait sans cligner des yeux, elle sentait son c½ur s'emballer, voir le chanteur représentait bien plus que de voir un idole pour la jeune fille, car cet homme était aussi l'image du frère qu'elle s'était inventé ... dans ce monde imaginaire dont elle n'avait aucun doute sur l'existence réelle .
Elle sentait son c½ur s'emballer et sentait son visage rougir en même temps qu'une chaleur monstre montait en elle. Elle était restée plantée là, alors qu'elle aurait pu demander tranquillement un autographe à son idole, elle n'avait pas pu bouger.
-Bein ? Seiku ? Sa va pas ? Demanda sa meilleure amie inquiète.
-Quoi ? Demanda Seiku distraite.
-Gackt est passé juste devant nous et tu t'es transformé en statue ? Je m'attendais plutôt à ce que tu pète un câble et que tu cours vers lui toute hystérique pour lui demander un autographe et un bisous ?
-J'ai pas osé ... répondit Seiku gêné.
-Bin si ça avait était Ruki, moi j'aurais pas hésité. Conclu Mori avant d'entraîner Seiku vers d'autres stands, alors que les portes s'ouvraient pour tous les autres ...
Les jeunes filles avaient déjà passés plusieurs heures dans la Japan expo, voyageant de stands en stands et de représentations en représentations. Seiku s'était un peu éloignée du reste du petit groupe, pour aller s'assoir dans un coin. Elle posa son sac et s'assied dessus, posant ses coudes sur ses jambes et sa tête dans ses mains, elle examinait chaque cosplay présent. Elle en trouvait pas mal de Vincent, mais aucun n'était assez digne du vrai. Soudain, Seiku entendit la conversation de deux passantes.
-Nan mais t'as vus le mec comment il était trop canon ? Dit l'une à son amie
-Ouais c'est clair je me demande vraiment où il l'a eut son cosplay de Vincent Valentine il était trop ressemblant j'en reviens toujours pas ! répondit l'autre d'un air admiratif.
-Mais même attends, il lui ressemblait trop rien qu'au physique, trop beau quoi !
-Ouais, et celui qui était cosplayé en Cloud aussi trop canon....
-Ouais clair ...Seiku fixa les deux jeunes filles passer, jusqu'à ce qu'elles ne soient plus dans son champ de vision. Seiku avait fait bien des recherches, et la seule personne humaine qu'elle avait trouvé assez ressemblante et bien cosplayé en Vincent était un allemand d'environ son age, alors évidemment il faisait trop jeune et malgré le fait qu'il ne soit pas moche, il ne ressemblait pas à ce point à Vincent.
Alors Seiku commençait vraiment à se poser des questions ...
Elle tourna la tête pour chercher Mori du regard, et aperçu alors au loin un homme portant une chemise blanche, un jean sombre et des new rock. Seiku reconnu tout de suite le chanteur de tout à l'heure, seulement sa tenue la frappa. Gackt aurait donc changé de tenue en si peu de temps ? C'était étrange ...
Seiku fronça légèrement des sourcils et se pencha en arrière pour s'adossée contre le mur derrière elle, seulement, elle n'avait pas remarqué la porte. Elle bascula en arrière alors que la porte entre-ouverte se poussa complètement. Seiku se redressa puis prit son sac en se relevant. Elle s'approcha de la porte suspecte, et entra dans la pièce. Elle était vide, à sa plus grande surprise. La pièce était sombre, Seiku y entra, un peu hésitante. Elle avança de quelques pas dans l'obscurité, alors qu'elle entendit un bruit sourd, puis plus aucune lumière ne lui permit de voir que se soit. La porte s'était refermé derrière elle, et semblait même alors disparut ...
-Mince ! La porte ... Rha ... l'interrupteur où est il ? Seiku avança à l'aveuglette, mettant les mains en avant. Elle toucha quelque chose de dur mais d'une texture qui ressemblait plus à du cuir qu'à un mur, puis alla un peu sur le côté et trouva enfin la l'interrupteur.
La lumière surgit, et par la même occasion, une silhouette imposante se trouvait juste en face de Seiku, d'à peine quelques centimètres.
La gothique sursauta, pris une profonde inspiration en reculant de plusieurs pas jusqu'à atteindre le mur. Son visage exprimait une grande surprise, comme si elle venait de voir un fantôme.
-Vincent !?! Lâcha Seiku étonnée et choquée.
-Seiku ... Répondit l'homme de sa voix grave et calme.
Seiku se plaquait contre le mur, et tremblait comme une feuille, non pas par le froid, ni par la peur mais par le trouble et la surprise. Elle se demandait si elle était en plein rêve, une fois encore, si cela était vrai ... Non ... Cela devait encore être rêve ...
pix : Weiss {Anoyo} by me
Weiss l'immaculé {Final Fantasy VII}